Réussite Haïti — Prépa 9e AF
📘 Aide-mémoire (ouvrir si nécessaire)
Compréhension (méthode MENFP)
- Identifie le narrateur : qui parle ? (je / il / nous…)
- Repère le lieu et l’ambiance : bruits, odeurs, images.
- Une justification = une idée + une petite citation.
Vocabulaire
- Synonyme / antonyme : cherche selon le contexte.
- Champ lexical : mots d’une même famille d’idées (ex. école, lecture, silence…)
- Sens propre / figuré : “la ville dévore” (figuratif) ≠ “un chien dévore” (propre).
Grammaire (indispensable)
- Conditionnel : souhait / hypothèse (je voudrais, nous irions).
- Futur : action à venir (je partirai).
- Accords : participe passé / adjectifs (attention aux fautes d’accord).
Rédaction (15–20 lignes)
- Plan : introduction → 2 arguments → conclusion.
- Connecteurs : d’abord, ensuite, pourtant, enfin.
- Soigne : ponctuation, accords, vocabulaire simple mais précis.
📝 Sujet — Français 9e AF (Format MENFP)
Consignes : Lis attentivement le texte. Réponds clairement. Justifie quand c’est demandé. La production écrite doit compter 15 à 20 lignes.
Partie I — Compréhension de texte
Texte : Le banc sous le manguier (texte inédit, à la manière des récits classiques)
Je connus, un matin de chaleur douce, un bonheur si simple qu’il me parut presque une faute. La ville, derrière moi, faisait son métier : elle criait, elle marchandait, elle se pressait comme une foule qui a peur d’arriver la dernière. J’avais quitté cette agitation avec la légèreté d’un homme qui échappe à un rendez-vous inutile. Au bout d’une ruelle, je trouvai une cour silencieuse. Un manguier y étendait une ombre ronde, pareille à une bénédiction. Sous cet arbre, un banc de bois, vieux et poli par les années, attendait sans impatience. Je m’assis. Il n’y avait rien à faire, et c’était l’essentiel. Le vent tournait les pages d’un cahier oublié ; une odeur de terre humide montait des pierres ; un coq, très fier, annonçait le monde comme s’il l’avait inventé. Une petite fille, les genoux poussiéreux, passait et repassait avec un livre trop grand pour ses mains. Elle s’arrêtait, lisait une ligne, puis levait les yeux vers le ciel, comme si la phrase avait besoin d’air pour entrer dans sa tête. Je lui demandai : « Pourquoi t’arrêtes-tu ainsi ? » Elle répondit : « Parce que les mots, monsieur, marchent lentement quand on ne les comprend pas. » Cette réponse me fit honte de mes propres hâte et distractions. Je pensai aux richesses qui font du bruit, aux gens qui s’achètent des journées pleines, et qui s’étonnent ensuite d’être pauvres en esprit. La petite fille, elle, possédait une chose rare : un moment entier, sans mensonge. Je me dis alors que, si l’on voulait vraiment changer une vie, il ne faudrait pas commencer par des discours compliqués, mais par un banc, un arbre, un livre — et le courage de s’arrêter.
Source : Texte inédit — Réussite Haïti.
- il voulait acheter un livre
- il fuyait l’agitation et la hâte
- il cherchait des mangues
- il allait au marché
- un arbre dangereux
- un symbole d’ombre et de paix
- un arbre qui fait peur
- un arbre sans feuilles
- la fille n’aime pas lire
- elle lit en courant
- il faut du temps pour comprendre
- les mots sont trop faciles
Partie II — Vocabulaire
Partie III — Grammaire / Conjugaison / Orthographe
- La cour ______ silencieuse, ______ le manguier donne de l’ombre.
- Les mots ______ difficiles quand on ne comprend pas ______ idée.
« Je commence par des discours compliqués. »
« La petite fille possédait un moment entier. »
« Les gens s’achètent des journées pleines. »
« Les journées pleine rendent les gens pressé, et ils s’étonne d’être pauvre en esprit. »
Partie IV — Production écrite (15–20 lignes)
✅ Corrigé détaillé (format MENFP)
🟩 Partie I — Compréhension
1. b) il fuyait l’agitation et la hâte.
2. b) un symbole d’ombre et de paix.
3. c) il faut du temps pour comprendre.
4. Le narrateur (le « je ») parle. Le texte est écrit à la première personne.
5. Exemples : « elle criait », « elle marchandait », « elle se pressait », « agitation ». (Deux suffisent.)
6. Exemples : « une cour silencieuse », « un manguier… une ombre ronde », « un banc de bois… », « odeur de terre humide ». (Deux détails.)
7. Cela signifie que ne rien faire (se poser, respirer) est précieux : c’est le repos, le calme, l’essentiel pour réfléchir.
8. Parce que la petite fille montre une vraie attitude d’apprentissage (prendre le temps), alors que lui vit dans la hâte et la distraction.
9. Il critique une richesse bruyante et superficielle : certains remplissent leurs journées et deviennent « pauvres en esprit » car ils ne prennent plus le temps de comprendre.
10. Résumé possible : Le narrateur quitte l’agitation de la ville et découvre une cour silencieuse avec un manguier et un vieux banc. Il observe une petite fille qui lit lentement et s’arrête pour comprendre. Sa phrase sur les mots qui « marchent lentement » fait réfléchir le narrateur. Il critique ceux qui cherchent le luxe et remplissent leurs journées. Il conclut qu’on peut changer une vie par des choses simples : un banc, un arbre, un livre et le courage de s’arrêter.
🟨 Partie II — Vocabulaire
11. Agitation : bruit / tumulte / remue-ménage.
12. Bénédiction : bienfait, bonheur, chose qui apporte du bien et du calme.
13. Antonyme (sens) : riche / cultivé / éclairé (selon la formulation).
14. Exemples : « cahier », « livre », « lisait », « pages », « phrase », « mots ». (Un seul suffit.)
🟦 Partie III — Grammaire / Conjugaison / Orthographe
15.
1) La cour est silencieuse, et le manguier donne de l’ombre.
2) Les mots sont difficiles quand on ne comprend pas son idée.
16. Imparfait : « faisait », « tournait », « passait », « possédait »…
Passé composé : « j’ai quitté » / « je connus » (passé simple) / « je me dis » (selon repérage). (Un de chaque.)
17. Je commencerais par des discours compliqués.
18. La petite fille ne possédait pas un moment entier.
19. Le gens s’achète une journée pleine. (Correction attendue MENFP : La personne s’achète une journée pleine. ou L’homme s’achète une journée pleine.)
20. « Les journées pleines rendent les gens pressés, et ils s’étonnent d’être pauvres en esprit. »
🟧 Partie IV — Production écrite
Longueur : 15–20 lignes.