Examen type MENFP — Économie (NS4)
Présente clairement tes calculs et justifie tes réponses.
📝 SUJET
Barème : 100 points — Partie I (30 pts) + Partie II (40 pts) + Partie III (30 pts).
PARTIE I — Analyse de texte (30 points)
Texte : Qu’est-ce que la politique budgétaire?
La politique budgétaire consiste à se servir des dépenses publiques et de la fiscalité pour influer sur l’activité économique. Elle permet aux autorités de promouvoir une croissance forte et durable et de réduire la pauvreté. Son rôle et ses objectifs prennent de l’ampleur dans la crise actuelle, les autorités intervenant pour soutenir le système financier, relancer la croissance et amortir l’impact de la crise sur les groupes vulnérables. Dans le communiqué final de leur sommet tenu à Londres en avril, les dirigeants du Groupe des Vingt grands pays industrialisés et émergents ont décidé de lancer une «expansion budgétaire concertée et sans précédent». Qu’entendent-ils par expansion budgétaire? Et, de façon plus générale, comment stimuler l’économie mondiale avec des instruments budgétaires?
La primauté de la politique budgétaire comme instrument de politique économique évolue au fil du temps. Avant 1930, la politique du «laissez-faire» (intervention minime de l’État) prévalait. Après la chute des marchés boursiers et la crise de 1929, l’État a été amené à jouer un rôle plus proactif. Plus récemment, le secteur public a vu sa taille et son rôle diminuer, les marchés participant davantage à l’affectation des biens et services. Aujourd’hui, en pleine crise financière, une politique budgétaire plus active redevient la norme.
Source : Mark Horton et Asmaa El-Ganainy, ABC de l’économie.
Questions : Réponds de manière claire et structurée.
PARTIE II — Microéconomie : Coût marginal, Recette marginale, Profit (40 points)
Une entreprise Antilles-Prod fabrique un bien X. Sa fonction de coût total est : CT = 500 + 20Q + 2Q², où Q est la quantité produite. Le prix du marché est fixe : P = 100 gourdes par unité.
PARTIE III — Question de théorie (30 points)
✅ Corrigé (indicatif)
PARTIE I — Analyse de texte
1) Politique budgétaire : utilisation des dépenses publiques et de la fiscalité pour influencer l’activité économique.
2) Instruments : dépenses publiques ; impôts/taxes (fiscalité).
3) En crise, l’État agit pour soutenir le système financier, relancer la croissance, réduire l’impact sur les groupes vulnérables et stabiliser l’activité.
4) Expansion budgétaire : hausse des dépenses et/ou baisse des impôts pour stimuler la demande (ex. infrastructures, aides sociales, baisse d’impôts).
5) Avant 1930 : laissez-faire ; après 1929 : État plus proactif ; période récente : rôle public réduit ; crise actuelle : retour d’une politique budgétaire active.
PARTIE II — Microéconomie
Données : CT = 500 + 20Q + 2Q², P = 100.
1) Cmg = dCT/dQ = 20 + 4Q.
2) RT = P·Q = 100Q.
3) Rmg = dRT/dQ = 100 (constant car P constant).
4) Profit max : Rmg = Cmg ⇒ 100 = 20 + 4Q ⇒ 4Q = 80 ⇒ Q* = 20.
5) RT(20)=100×20=2000. CT(20)=500+20×20+2×20²=500+400+800=1700. Donc π = 2000 − 1700 = 300 (profit).
PARTIE III — Théorie (éléments attendus)
1) Expansionniste : dépenses ↑ et/ou impôts ↓ pour stimuler la demande ; Restrictive : dépenses ↓ et/ou impôts ↑ pour freiner l’inflation/dette.
2) Dépenses publiques ↑ ⇒ demande globale ↑ ⇒ production ↑ ⇒ emplois ↑ (effet multiplicateur possible).
3) Limites : déficit/dette, faibles recettes fiscales, mauvaise gouvernance, délais de mise en œuvre, inflation importée, contraintes de financement.