Fiche – Budget de l’État et politique budgétaire
1. Qu’est-ce que le budget de l’État ?
Le budget de l’État est un document qui prévoit, pour une année donnée, l’ensemble des recettes et des dépenses publiques.
a) Les recettes de l’État
- Impôts directs : impôt sur le revenu, impôts sur les bénéfices.
- Impôts indirects : TVA, taxes sur les produits, droits de douane.
- Autres recettes : dividendes des entreprises publiques, emprunts, dons.
b) Les dépenses de l’État
- Dépenses de fonctionnement : salaires des fonctionnaires, administration publique.
- Dépenses d’investissement : infrastructures, routes, écoles, hôpitaux.
- Transferts : subventions, services publics, protection sociale.
- Service de la dette : remboursement d’emprunts et intérêts.
Exemple : Si l’État dépense 100 milliards de G et perçoit 90 milliards de G de recettes → déficit de 10 milliards.
2. Solde budgétaire : déficit, excédent, équilibre
Solde budgétaire = Recettes – Dépenses
a) Budget en déficit
Quand les dépenses de l’État sont supérieures à ses recettes.
Exemple : 90 milliards G de recettes – 110 milliards G de dépenses = déficit de 20 milliards G.
b) Budget en excédent
Quand les recettes de l’État dépassent ses dépenses.
c) Budget équilibré
Recettes = Dépenses → situation rarement observée sur le long terme.
Le MENFP demande souvent : illustrer déficit, excédent et équilibre avec chiffres.
3. Qu’est-ce que la politique budgétaire ?
La politique budgétaire désigne l’utilisation des dépenses publiques et des impôts pour influencer l’activité économique.
a) Objectifs
- stimuler la croissance,
- réduire le chômage,
- stabiliser l'économie,
- réduire les inégalités,
- financer les biens et services publics essentiels.
b) Deux grands types de politique budgétaire
• Politique budgétaire expansionniste
- dépenses publiques ↑
- impôts ↓
Objectif : relancer l’activité économique (croissance, emploi).
Exemple : Le gouvernement investit massivement dans les routes, écoles, hôpitaux → hausse du PIB.
• Politique budgétaire restrictive
- dépenses publiques ↓
- impôts ↑
Objectif : réduire le déficit et ralentir une économie en surchauffe.
4. Effets d’un déficit budgétaire sur l’économie
Selon les examens MENFP (2019, 2021), un déficit peut avoir des effets positifs et négatifs.
a) Effets positifs (court terme)
- relance de la demande globale,
- hausse du revenu national,
- baisse du chômage,
- effet multiplicateur de la dépense publique.
b) Effets négatifs (long terme)
- endettement croissant de l’État,
- hausse de la charge de la dette,
- pression future pour augmenter les impôts ou réduire les dépenses,
- risque de perte de crédibilité financière.
Exemple MENFP : « Une forte augmentation du déficit budgétaire peut obliger le gouvernement à remettre en cause son action engagée » → problème de soutenabilité.
5. Liens entre politique budgétaire et croissance
Les dépenses de l’État peuvent stimuler l'économie via :
- l’investissement public (infrastructures),
- la consommation publique (salaires des fonctionnaires),
- les transferts aux ménages (augmentation du revenu disponible).
Le multiplicateur budgétaire mesure l’impact d’une variation des dépenses publiques sur la production.
À retenir pour l’examen
- Budget = prévision des recettes et dépenses.
- Solde budgétaire = Recettes – Dépenses.
- Politique budgétaire = action de l’État par impôts et dépenses.
- Expansionniste → relance ; restrictive → stabilisation / réduction du déficit.
- Déficit peut stimuler l’économie mais augmente la dette publique.